Benetton au pays du Jasmin...
Benetton s’est une nouvelle fois présenté là àù on ne l’attendait pas en se lançant un pari fou : investir en Afrique. Et c’est Alessandro Benetton qui en est l’incestigateur.
Kasserine, chef-lieu d’une des régions enclavées et pauvres du centre-ouest de la Tunisie, où le taux de chômage officiel dépasse 26%, que Benetton est en train de réussir une expérience audacieuse : « A tout jeune promoteur, technicien de la confection, qui s’installerait dans la région de Kasserine, Benetton assure des commandes qui donneront du travail tout au long de l’année à ses employés, ainsi qu’une régularité dans les règlements et les recettes qui permettra de payer les salaires en temps et en heure », annonçait le groupe début 2007.
Deux ans plus tard, l’objectif de départ, qui était de permettre l’établissement de dix sous-traitants, a été multiplié par quatre. Sans tradition dans la confection, « la région de Kasserine est en passe de devenir un complexe textile », souligne Hajira Bouhlel, la représentante régionale de l’Agence de promotion des investissements.
Le succès de cette expérience apporte la preuve que les investisseurs peuvent s’installer dans les zones enclavées de l’intérieur et y trouver des avantages par rapport aux régions du littoral.
« Le capitalisme devra nécessairement laisser de plus en plus de place à l’équité. Je crois qu’il est temps de passer à un capitalisme plus créatif, plus sensible aux exigences des moins nantis de par le monde », déclarait Alessandro Benetton.
Encore une preuve de générosité et d’altruisme de la part de Benetton.

(Alessandro Benetton entouré d'investisseurs et d'employés des nouvelles entreprises)